Les mardis de la Recherche
 

 

Offrir à tous la possibilité de connaître et comprendre les travaux de recherche en sciences humaines et sociales qui sont menés à l'Université de Bretagne Sud en ouvrant un espace de rencontre et de débat, tels sont les objectifs de la Maison de la Recherche de l'Université de Bretagne-Sud et du CCSTI Maison de la Mer qui se sont associés pour organiser ces nouveaux rendez-vous.

 

Les Mardis de la Recherche dont l'entrée est libre se déroulent à Lorient dans la Maison de la Recherche au sein du Paquebot de l'Université de Bretagne Sud, une fois par mois à 18h30.

 

  Le programme 2012 / Les Archives audiovisuelles / Les Archives des Mardis de la Recherche (2008 - 2011)

 

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L'agenda du premier semestre 2012

 

Mardi 7 février    

 Jean-Michel LE BOULANGER (Maître de conférences en Patrimoine)

 

Réflexions sur les questions d'identité en Bretagne

   du XIXe au XXIe siècle.

     Comment se nouent les sentiments d'appartenance aux territoires du XIXe au XXIe siècle, du temps de la marche à pied et des terroirs au temps des flux et des réseaux mondialisés ? Et, en particulier, comment se construit le sentiment d'identité bretonne durant ces périodes ? Tout bouge, tout change, mais nous nous disons toujours de quelque part. Comment nait et se développe cette relation ?

 

Mardi 6 mars

Gaëlle BOULBRY (Maître de conférences en Sciences de gestion)

 

Enjeux & difficultés des stratégies publicitaires

sur la cible des seniors

     Les seniors constituent une cible commercialement très attractive pour les entreprises mais complexe à appréhender. Ils se reconnaissent peu dans les publicités qui leur sont destinées, éprouvent des difficultés à appréhender leur contenu et manifestent de la méfiance à l’égard des opérations promotionnelles. Communiquer efficacement auprès des seniors ne peut se faire sans tenir compte de leurs spécificités.

 

Mardi  3 avril 

Sergio DELGADO (Maître de conférences en Espagnol)

 

L'art & le langage du maté.

Une approche à partir de l'œuvre de Amaro Villanueva

 

     La pratique actuelle du maté, dans divers pays de l’Amérique du Sud, notamment en Argentine, trouve ses origines dans la culture des peuples guaranis, avant la découverte et la conquête du continent par les espagnols et les portugais. Cette culture du mate se maintient et évolue tout au long de la colonisation et a même survécu aux différentes vagues migratoires des européens et des asiatiques des XIXe et XXe siècles. Il s’agit d’un véritable phénomène de « transculturation », pour reprendre cette notion proposée par Fernando Ortiz autour de la production du sucre et du tabac à Cuba. Le maté, en plus, génère une culture populaire très riche, avec un art et un langage propre, qui traverse toutes les classes sociales et qui se poursuit encore aujourd’hui. Amaro Villanueva (Gualeguay, 1999–Buenos Aires, 1969) a étudié ce « monument » de la culture américaine principalement dans L’art du maté (1938 et 1964) et Le langage du maté (1967). Mais ces livres sont seulement une partie d’un vaste projet anthropologique qu’il développe pendant quarante ans de travail (si nous prenons en compte les premiers registres de ses archives) et dont il propose une suite : l’élaboration d’un Dictionnaire du maté.

Une dégustation de Maté sera organisée à l’issue de la conférence.

 
Mardi  15 mai Jean-Baptiste BRUNEAU (Maître de conférences en Histoire contemporaine)
 

La Marine aux Antilles (1940-1943)

       À partir du renouvellement historiographique de ces vingt dernières années sur les Antilles dans l'orbe de Vichy, il s'agit ici de présenter la place de la marine dans le dispositif de la Révolution nationale, son rôle mais aussi sa responsabilité dans la mise en place et dans le maintien du régime de 1940 à 1943. Trop souvent résumé à l'importance de la figure de l'amiral Robert, cette historiographie tend à gommer l'importance de cette force navale, place qu'il convient de redécouvrir.

 

Mardi  5 juin

 Annabel QUIN (Maître de conférences en Droit privé)

 

Les entreprises transnationales,

actrices de la mondialisation du droit

     Traditionnellement, le droit émane des États et s'applique aux entreprises dont le siège est situé sur leurs territoires. Elles sont ainsi les sujets passifs du droit qui leur est imposé. Or, le comportement des entreprises transnationales conduit à une double remise en cause de cette approche. D'une part, essaimées sur différents États, elles élaborent elles-mêmes, sous la forme de Codes de bonne conduite ou de Chartes éthiques, des espaces normatifs autonomes. D'autre part, elles participent à l'élaboration du droit (national, régional ou mondial) dans le cadre de divers forums de discussion et de négociation et tentent à cette occasion d'exporter leur propre modèle normatif. Ces mutations traduisent une transformation fondamentale de la conception du droit, qui n'est plus extérieur à l'entreprise mais devient un élément de sa compétitivité, au même titre que, par exemple, des procédés de fabrication. Dans ces conditions, les entreprises ne laissent plus le droit aux seules mains des États, mais participent au contraire activement à son élaboration.

    

 

Renseignements: 02 97 87 65 07

 

 

 

L'agenda du premier semestre 2010