Les Productions

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontres Scientifiques

 

 

Les Colloques Internationaux & Pluridisciplinaires.

 

Les Séminaires & Journées de recherche.

 


Publications Collectives

 

 

François Chappé. Édition critique établie par Jean-Yves Andrieux et Joseph Rio, Histoire, mémoire, patrimoine : du discours idéologique à l’éthique humaniste, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 426 p.

 
   

L’activité patrimoniale est-elle de même nature que l’activité historienne, se demande François Chappé ? L’une serait-elle subjective, quand l’autre se pare des vertus de l’objectivité ? Rien n’est moins simple, répond-il. Tout dépend, en fait, du traitement que l’on fait subir aux traces du passé, et de l’usage que l’on assigne à la mémoire. L’objectivité étant aussi inaccessible que l’humanisme est nécessaire, toute réflexion sur le passé devrait reposer sur une éthique, véritable idéal universaliste, dont l’auteur définit les contours, les limites, les ressources, et dont il explique qu’elle est le meilleur attribut du citoyen.

 

 

 

 

Sous la direction de Burghart Schmidt & Jörg Ulbert,  Ennemi juré, ennemi naturel, ennemi héréditaire : Construction et instrumentalisation de la figure de l´ennemi. La France et ses adversaires (XVIIe – XXe siècles), Editions Dobu Verlag, 2010, 350 p.

 
   

L’identité de la France ne s’est pas seulement construite autour d’une langue, d’une dynastie, d’une culture, d’un territoire et de frontières, fussent-elles géographiques, politiques, sociales ou économiques. Elle s’est également forgée par l’hostilité, par les conflits et par les luttes qui l’ont opposée à des États rivaux. C’est aussi en combattant ses ennemis, extérieurs ou intérieurs, en se mesurant et en se comparant à eux que la France s’est bâtie son identité.

Certes, depuis la Moyen-âge, la France a été opposée, à un moment ou un autre, à chacun des États européens, mais vis-à-vis de certains de ses adversaires, elle entretenait une inimitié particulière qui conférait à ceux-ci un statut singulier. Selon les termes contemporains les Anglais, les Espagnols et les Allemands devinrent, pendant une période plus ou moins longue, « l’ennemi juré », « l’ennemi naturel », voire « l’ennemi héréditaire » de la France.

C'est à la construction et à l’instrumentalisation de ces différentes notions, à leur mise en place et leur réception que s'intéresse le présent volume.

 

 

 

 

Sous la direction de Philippe HRODEJ , L'esclave et les plantations. De l'établissement de la servitude à son abolition, Hommage à Pierre Pluchon, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, 344 p.

 
 

Table des matières

L'esclavage est devenu un thème « très à la mode » : tant de souffrances et d’injustices au service d’une économie impitoyable, pour alimenter des métropoles volontiers aveugles et sourdes. L’odieux système oblige à un effort de mémoire. Mais, bien plus, le devoir de vérité impose aux historiens de ne négliger aucune piste, d’utiliser tous les outils, de mettre en commun leurs recherches pour apporter leur fragment de vérité. Cela implique de parler franc sans s’arrêter aux états d’âme actuels, de parler cru, de parler avec des chiffres, des mesures, des évaluations, des comparaisons. La lumière est à ce prix.
Voici longtemps, dans le sillage de Gabriel Debien, Pierre Pluchon avait entrepris, entre autres études coloniales, de se saisir des tenants et aboutissants de « cette absence de sens moral ». Sa bibliographie montre qu’il a abordé tous les sujets sans tabous, tous les domaines fussent-ils mineurs avec la volonté de comprendre. Son Histoire de la colonisation française ne laisse pas de place à la négligence.
Pour lui rendre hommage, plusieurs chercheurs ont accepté de s’associer. Les champs abordés montrent la complexité de la question des esclaves et de la plantation. L’esclavage, comme élément moteur de la plantation, permet d’appréhender le milieu où évolue l’esclave, les moyens de se procurer la main d’oeuvre servile, de l’utiliser dans le cadre d’une division du travail industrielle, de lui donner une origine, un genre. Progressivement, « une puissante préoccupation de l’homme se déploie, impatiente d’accomplir les profondes et justes réformes ». La noble conviction ne doit pas occulter les craquelures d’un système vacillant. Le long chemin de l’abolition est jalonné de doutes, de craintes et de nécessités. La généreuse croyance se fraie un passage parmi des considérations très matérielles et très partisanes.

 

 

 

 

Sous la direction de Gérard LE BOUËDEC & Brigitte NICOLAS, Le goût de l'Inde, Actes du colloque international, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2008, 184 p.

 
 

Table des matières

A partir du XVIIe siècle, la réussite maritime des compagnies des Indes conduit à un développement massif des échanges commerciaux entre l'Europe et l'Asie et à de profondes évolutions de leurs sociétés respectives.

Complétant les épices et les matières premières des cargaisons initiales, une gamme foisonnante et fascinante de textiles et de produits manufacturés ouvre la voie à une diversification irréversible des marchés. En démultipliant les possibilités de manifestation du paraître, elle offre aux plus riches les moyens et les décors d'une affirmation de soi sans cesse renouvelée par les plaisirs et les libertés de la mode, sans interdire aux plus pauvres d'accéder aux satisfactions du confort. A tous, elle instille l'art et le besoin de consommer qui les font basculer dans la modernité.

Cette soif inextinguible stimule l'augmentation des trafics commerciaux bien au-delà des grands rouages des monopoles, mettant à contribution la nébuleuse plus ou moins licite des circuits de distribution du quotidien. Loin de les annihiler, elle vivifie les traditionnels réseaux d'échanges, vecteurs des transferts de technologie, et aiguise l'industrialisation et la délocalisation des productions.

L'engouement pour la possession ne fait pas heureusement tout. Sur le terrain, de part et d'autre, les références évoluent au fil d'une découverte et d'une imprégnation mutuelles, jamais innocentes, mais servies par le regard des esprits les plus aventureux et les plus disponibles de leur temps, quels que soient leurs partis pris religieux, militaires ou commerciaux.

S'installer chez l'autre, s'y acclimater pour survivre, prospérer ou s'imposer, ne peut se dispenser d'un approfondissement des relations basé sur des normes et des outils culturels au service des intérêts communs de la production. Apprendre à la connaître, ne serait-ce que pour mieux le convertir, conduit, par la montée en puissance des savoirs à percer les mystères de son originalité. Remonter aux sources de l'exotisme contribue alors à enraciner scientifiquement ce goût de l'Inde, à la découverte duquel cet ouvrage qui publie les travaux du colloque de Lorient de juin 2007, est entièrement dédié.

 

 

 

Sous la direction de Jörg ULBERT et Gérard Le BOUËDEC, La fonction consulaire à l'époque Moderne, Actes du colloque, Rennes, PUR, 2006, 428 p.   

 
 

Table des matières

 

Comme la diplomatie européenne moderne , l'institution consulaire est née au Moyen-Âge en Italie. Après s'être développés dans un premier temps dans le bassin méditerranéen, les réseaux consulaires s'étendent dès le XVIIe siècle sur les littoraux de l'Atlantique et de la Baltique pour finalement conquérir, au cours du XVIIIe siècle, toutes les mers du monde. Parallèlement augmente également le nombre des pays qui entretiennent des services consulaires. A l'orée du XIXe siècle, la quasi-totalité des états territoriaux européens, même ceux qui n'ont pas accès à la mer, disposent de tels services. Le rôle du consul porte d'abord sur la défense des intérêts commerciaux du pays mandataire. Mais il administre aussi la communauté de ses compatriotes en s'appuyant sur ses prérogatives judiciaires, notariales et policières.

Le volume qui a été dirigé par Jörg Ulbert et Gérard Le Bouëdec, rassemble les 14 communications d'un colloque qui s'est tenu en décembre 2003 à l'Université de Bretagne Sud (Lorient). Les contributions abordent les différentes facettes des services consulaires français, et décrivent l'évolution de l'institution dans d'autres pays.

 

 

 

Sous la direction de Sylviane LLINARES & Philippe HRODEJ,Techniques et colonies (XVIe-XXe), Paris, SHOM, 2006. 

 
 

Table des matières

 

Alors que les historiens ont l'habitude de souvent dissocier l'étude des colonies de celle des techniques, cet ouvrage à plusieurs mains étudie, en les plaçant dans leur contexte spatial et chronologique, les facteurs ayant pu influer sur la demande, la diffusion et la création techniques au cours de la longue histoire des colonies françaises.

Ce livre souligne l'importance des réseaux commerciaux, y sont analysés les multiples acteurs impliqués dans l'aventure coloniale, et étudiée la variété des unités sociaux-techniques. Il met en valeur l'impact des transferts technologiques, en insistant sur leurs variations dans le temps et leurs différentes étapes. Les Européens, découvrant de nouveaux mondes, ont d'abord appris d'autres savoir-faire, puis ont cherché à imposer leurs normes, initiant des techniques nouvelles au cours de la période coloniale.

Cela se découvre à travers des thèmes diversifiés où les plantes jouent un grand rôle, de nouveaux modes de voyage, l'implantation dans de nouveaux espaces et leur exploitation ; mais également par le biais de schéma de pensées développées dans le monde occidental.

 

 

 

 

Sous la direction de Gérard LE BOUËDEC, Aliette GEISTDOERFER, François PLOUX & Christophe CéRINO, Entre terre & mer. Actes du colloque international, Rennes, P.U.R., 2004, 391 p.

 

 

 

Table des matières

 

La pluriactivité a été de tout temps une composante indispensable à l'économie de subsistance des sociétés littorales. Du Moyen-Age à nos jours, du littoral normand à la côte atlantique en passant par la Corse, la Sardaigne, la Guadeloupe et le Sud-Est asiatique, cet ouvrage aborde les rapports multiples que les populations littorales nouent avec l'estran et la mer.

Pourtant l'étude de la pluriactivité est longtemps restée marginale. Ce sont les spécialistes d'histoire et de sociologie rurales qui, au début des années 1980, ont mis en évidence la pertinence de cette réalité. La recherche sur les sociétés littorales a d'abord emprunté la voie féodale de l'analyse des représentations:  elle a permis de faire émerger l'originalité de l'identité maritime.

Mais l'étude des pratiques et usages nous renvoie une réalité plus complexe. Les regards croisés des historiens, des géographes, des sociologues et des ethnologues ont confirmé la pertinence de la problématique ; ils ouvrent des perspectives de recherche sur l'appropriation du territoire et la maîtrise du temps par ces communautés sur la longue durée.

 

 

 

Sous la direction d'Yves LEBAHY, Le Pays maritime : un espace projet original. Actes du colloque, Rennes, PUR, 2001, 141 p.   

 
 

Table des matières

 

La mondialisation d'une part, la construction européenne de l'autre, affirme le poids de l'économie comme donnée majeure de l'organisation des territoires et de leurs sociétés. L'uniformisation des comportements, la mobilité croissante des hommes et des biens, la rapidité des évolutions, bousculent les sociétés en place et ont provoqué ces dernières décennies l'émergence d'une prise de conscience conduisant leurs populations à passer peu à peu d'une identité-résistance à une identité-projet.

Ainsi, dès les années 70, nos régions de l'Ouest de la France ont affirmé cette réappropriation de leurs territoires et la reconnaissance de leur identité à travers l'émergence du concept de pays. Cette notion, fondée sur des relations ville / campagne au sein d'un même espace, affirme la cohérence et l'homogénéité géographique, culturelle, historique, sociale et économique d'un territoire où s'expriment des logiques globales et solidaires. Celles-ci doivent permettrent son développement dans un contexte durable et une véritable démocratie participative.

En quoi de concept de Pays maritime, en gestation sur les confins maritimes de l'Ouest de la France, voire de l'Europe atlantique est-il spécifique?

Ici, plus qu'ailleurs, la complexité des milieux maritimes et littoraux se traduit par une fragilité accrue des équilibres. Car l'engouement actuel de nos sociétés pour ces espaces les transforme en un théâtre de pressions multiples, de concurrences (urbaines, économiques, environnementales) qui produisent une immense et ultime déterritorialisation. Or il en va de leur survie.

Enfin longtemps marginalisée, la mer ne  constitue-t-elle pas une chance formidable, un trait d'union entre le local et le global dont les inévitables portes sont offertes par la multiplicité des nombreuses Villes-ports qui s'égrènent le long des littoraux et qui chacune anime un pays spécifique.

C'est donc en tenant compte de la spécificité de ces milieux, de leurs organisations particulières que peut s'élaborer le Pays maritime, superbe contre modèle d'aménagement, spécifique à nos sociétés des périphéries maritimes de l'Europe et réplique à l'uniformisation croissante produite par les logiques transactionnelles issues de la mondialisation.

 

 

 

Sous la direction de Gérard LE BOUËDEC & François CHAPPÉ,  avec la collaboration de Christophe CéRINO, Pouvoirs & littoraux. Actes du colloque international, Rennes, P.U.R., 2000, 730 p.

 

 

 

Table des matières

 

Les soixante textes qui composent l'ouvrage Pouvoirs et littoraux tentent de répondre à une question fondamentale : en quoi les espaces particuliers que sont les littoraux constituent-ils des territoires originaux?

On y étudie tout d'abord le jeu des pouvoirs. A l'époque moderne, le pouvoir seigneurial, laïc ou ecclésiastique, le pouvoir des villes, le pouvoir provincial se trouvent confrontés à la montée en puissance des pouvoirs d'un état centralisé qui intervient sur les littoraux par l'intermédiaire de ses agents (commissaires, officiers, douaniers, militaires, ingénieurs) et par le moyen d'institutions spécialisées, le système des classes puis l'inscription maritime, l'Amirauté, la Marine.

Les enjeux stratégiques se traduisent par la militarisation plus ou moins rapide des côtes et leur intégration à une organisation géostratégique des espaces océaniques. Cette volonté de maîtriser le littoral se renforce avec le développement du commerce maritime, l'exploitation des ressources halieutiques et l'émergence du tourisme balnéaire. Les aménagements des sites littoraux par la construction d'arsenaux, de ports, de stations touristiques ou encore de villes nouvelles transforment profondément les rivages. La Mainmise de l'état sur le littoral et sa prétention à dominer les océans passent par le contrôle des sociétés bordières.

Les détenteurs de pouvoirs sont donc pris dans de perpétuelles rivalités. Quand l'état s'impose, il rencontre en effet les résistances des anciens pouvoirs. Quand l'état s'est affirmé, il doit composer avec les nouveaux pouvoirs locaux qui émergent. Dans tous les cas les agents des pouvoirs doivent établir des relations avec les sociétés littorales qui les reçoivent, les subissent ou les refusent. Se dessinent alors des relations conflictuelles ou pacifiques, des pratiques d'acceptation ou de clandestinité.

 

 

 

Sous la direction de Gérard LE BOUËDEC & François CHAPPÉ,  avec la collaboration de Christophe CéRINO, Représentations & images du littoral. Actes du colloque international, Rennes, P.U.R., 1998, 184 p.

 
 

Table des matières

 

La perception du littoral n'est pas une donnée "naturelle", elle constitue au contraire une construction culturelle qui se modifie au cours de l'Histoire. Elle s'inscrit donc dans le champs des rapports sociaux et se module en fonction d'enjeux successifs.

Depuis près d'une décennie, dans le sillage d'Alain Corbin (Le territoire du vide, 1988), des chercheurs de toutes disciplines essaient d'approfondir l'analyse du rapport de l'homme à la mer et au littoral. Cette exploitation s'opère tout spécialement à travers une série de colloques qui sont autant de jalons d'une recherche collective.

Le présent ouvrage rassemble des textes issus du colloque "Représentations et images du littoral", tenu à Lorient en mars 1997 à l'initiative de deux équipes de recherche de Rennes 2 (CHRISCO) et de l'université de Bretagne Sud (SOLITO).

 

 

 

 

Sous la direction de Gérard LE BOUËDEC & François CHAPPÉ,  avec la collaboration de Christophe CéRINO, Actes de la table ronde sur les sociétés littorales du Ponant, Lorient, C.S.L.P., 1996, 177 p.

 
 

Table des matières

La table ronde méthodologique qui s'est tenue à Lorient le 21 janvier 1995 s'inscrivait dans le programme quadriennal de Recherche élaboré par le Conseil Scientifique du Centre de Recherche sur les Sociétés Littorales (C.S.L.P.) de l'Université de Haute Bretagne / Rennes II.

Les travaux de cette journée constitue l'objet de cette parution qui permet par ailleurs de présenter le centre, d'en préciser les objectifs, d'en rappeler le programme.

Le littoral zone de contact plus ou moins vaste n'est pas le lieu d'une activité univoque et cet espace littoral est en double relation avec les espaces maritime et intérieur. Les sociétés qui s'y sont formées et y ont vécu méritent l'étude de leurs diversités

 

 

 

 

INFORMATION / CONTACTS : Valérie SAUVAIRE